Gardiens des Cités Perdues

Gardiens des Cités Perdues – tome 4

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Commentaire Livre Addict : « Un début chiant. Puis un regain d’espoir pour une suite palpitante. Vint ensuite la déception. Et une fin sans surprise ou on se dit juste « ouais, ok… ». Un tome pas mal, mais toujours aussi frustrant par son potentiel jamais atteint. J’ai préféré le tome trois, plus dynamique et riche. Quelques bonnes idées malgré tout, ce qui en fait un livre « pas mal ». A voir avec la suite si ça va décoller… »

   Ce tome est un parfait résumé de ce qu’est la saga… Au risque de me répéter : du potentiel que l’on voit sans parvenir à le toucher, beaucoup de lenteur, une surdose d’inutile pour du remplissage, aucune construction, des rattrapages foireux par rapport aux livres précédents, un objectif obscur, et des personnages plats à côté d’un ou deux intéressants seulement…

   Je commence sincèrement à me lasser… A force de dire « dommage », je vais finir par soupirer toute la journée. Il me tarde d’en finir pour passer à un meilleur livre. Mieux vaut entrecouper cette saga d’autres ouvrages plutôt que de tout lire d’un coup. Je vais continuer malgré tout, je suis un peu trop curieuse pour ma santé mentale (et j’ai déjà acheté la suite…). Et puis, le fond global n’est pas mal. Il est fort regrettable que la forme soit si pauvre.

(Alerte Spoilers !!!)


   En terme d’écriture, pour pouvoir illustrer ce que je disais tantôt sur les informations et explications arrivant trop tard, il y a un exemple très parlant dans le début du récit : les effets de la culpabilité ! Pourquoi les elfes réagissent différemment suivant cette émotion… C’est Keefe qui en parle lorsqu’il rage sur les livres qu’on l’oblige à lire. Nous sommes au tome 4, et nous avons ENFIN l’explication sur les différences entre les « folies » causées par le sentiment de culpabilité des elfes (avec l’exemple d’Alden et Brant, exactement les mêmes dont j’ai parlé précédemment sans dévoiler leur identité). Information qui aurait pris tout son sens lors du tome 2 ! Ces arguments ont deux livres de retard… Et ils tombent comme un cheveu sur la soupe ! Cela n’a aucun sens d’aborder ce sujet à ce moment-là du récit, il en devient obsolète et inutile. Depuis le temps, on a fini par l’accepter en ronchonnant (c’est loin d’être le seul, du coup on l’inclue dans ces fameuses données type « ta gueule, c’est mon univers, j’en fais ce que je veux » – oui, je pense aux alicornes et aux animaux végétariens par exemple). Même Sophie nous l’explique dans le paragraphe suivant, au cas où on aurait oublié ce « détail ». J’ai eu l’impression d’entendre l’auteur nous dire « oups, j’avais oublié, au fait…« . Comme si quelqu’un lui avait dit juste avant et qu’elle s’était empressé de le rajouter. Franchement, mieux vaut ne rien dire du tout plutôt que de nous balancer ça entre le fromage et le dessert… C’est une preuve flagrante et honteuse d’un récit absolument pas construit ! Et la raison pour laquelle Sophie, si intelligente et qui apprend l’univers des elfes en même temps que nous, ne s’est jamais posé la question auparavant ? On oublie. C’est comme si on cachait la faute telle la poussière sous un tapis, et qu’on nous demandait de détourner les yeux après avoir vu toute l’action… Juste, non ! Je pardonne pas, ça. Tout ceci en devient inutile, car c’est beaucoup trop tard. Vous vous rendez compte ?! Plus de 700 pages de retard (plus encore) ! On est largement passé à autre chose, même si on lit tous les livres d’affilée. Et si encore c’était la seule information inutile… Mais non ! Tout le début n’est que du remplissage !

   On commence le livre par la fin du tome précédent. Vous pensiez être enfin partis des Cités Perdues ? Que nenni ! Démarrage directement au même endroit, au même moment. Trente pages sont nécessaires pour que les héros s’en aillent enfin. Vas-y qu’on enlève le collier puis qu’on papote, et on parle des vêtements moldus (oups, pardon, des humains)… Ok, la « cache de Kenric » est très importante et intéressante. J’ai adoré le principe. Une très bonne idée ! Mais c’est bien la seule dans les cent, voir deux cent, premières pages… Messenger construit son récit comme elle pense, au fur et à mesure. Il y a tellement de choses inutiles… Bien sûr qu’il est nécessaire d’en mettre un peu dans une histoire, mais jamais autant ! Cela assomme et endort… Il faut vraiment s’enlever le cerveau et le lancer par la fenêtre dans un shoot digne des plus grands athlètes. Même Keefe m’a énervé, il est devenu lourd durant toute la première moitié du livre ! L’auteur veut trop nous dire, surtout l’inutile… Il y en a des pages et des pages, des tartines « en veux tu, en voilà »… C’est lourd. Ca n’a pas de sens. On s’en moque comme d’une chaussette sans sa jumelle, perdues au fond du placard, trouée, usée et grise. Je pourrais en citer tellement que cette critique atteindrait facilement les 100.000 mots…

   J’ai été tellement déçue, tellement énervée, tellement frustrée… Un adulte qui les suit ? On justifie de laisser partir des enfants seuls avec l’aval des parents qui sont au courant… Une chasse aux trésors dans Florence ? On étale sa culture historique et la mémoire incroyable de la parfaite Sophie (comme s’il y en avait encore besoin) sans AUCUN intérêt par rapport à l’histoire. Le petit show de l’adulte qui montre qu’elle est trop cool et trop forte alors que ce n’était qu’une ombre floue et juste jolie auparavant ? Seule heure de gloire à ce personnage qui, si elle est trop forte, pourquoi elle ne fait rien et n’a jamais rien fait ? Même chose pour Grady qui était trop cool dans le tome 3 : « ouais, je suis trop classe et trop fort, mais je fais absolument rien parce que c’est un livre jeunesse et seuls les ados doivent agir. Alors je leur laisse faire tout le boulot, même si je suis super inquiet et que cela les met en danger de mort, parce que les gamins doivent grandir dans l’adversité et apprendre tous seuls.« ……………………….. Sérieusement ? C’est là toute l’imagination de l’auteur ?! Même pas l’effort d’une entourloupe scénaristique ? On est obligé de subir ça ? Même l’adulte qui se révèle le plus présent dans ce livre et qui est un référent de sagesse (hum) n’arrête pas de dire à Sophie « ouais, je sais ce que tu penses, j’ai pas lu tes pensées mais je te connais trop bien, mais je vais quand même rien te dire et te laisser tout faire toute seule. Pourquoi ? Parce-que.« … Et ne me parlez pas de la mission dans la prison Exil où ils y sont allés tous ensemble (oui, tous, tous les gamins comme tous les adultes, pour une raison absolument pas crédible…). Car quand il y a eu crise et gros danger bien vénère, qui c’est qui n’a rien fait du tout ? Les adultes…


   Je dois tout de même reconnaître que cette expédition à Exil a été un point fort dans l’histoire. J’ai vraiment apprécié après tous ces moments bien foireux et bien longs. Cela m’a redonné de l’espoir, car a marqué un tournant plus que bienvenu dans le récit. L’action et l’enchaînement des événements sont bien amenés et annoncent la découverte d’un univers dont on nous parle depuis le début sans jamais l’avoir vu auparavant (oui ! bien !) : Exillium !

   Puis, vient la déception… Cette suite est pauvre, au sens propre comme au figuré. J’ai vraiment eu l’impression que l’auteur avait une idée de base mais n’a pas cherché plus loin pour la mettre en oeuvre. Ce moment avait même l’air de l’ennuyer, à un point où il ne s’y passe rien. On y trouve deux nouveaux personnages, alors que l’auteur a déjà du mal à gérer ceux déjà présents…


   Le premier, le « Ténébreux », aurait pu être sympathique s’il ne faisait pas confiance en Sophie dès le début, sans même savoir qui elle est et ce qu’elle représente (puisqu’il est en dehors de l’actualité depuis trop longtemps). Et l’héroïne lui fait également confiance immédiatement, bien que tous lui disent de se méfier. Il n’y a aucun sens, aucune raison, ni pour le Ténébreux, ni pour Sophie, ni pour les autres… Puis ce méfiant de nature se met à pleurer pour les protagonistes alors qu’il les connait à peine… Il va même jusqu’à participer au câlin général… Quant à la nouvelle, l’Hydrokinésiste, elle se révèle être une seconde Mary Sue ! Une seule n’était pas suffisante, il en fallait une autre ! Pour contre balancer la première ? Si c’était l’intention, cela ne marche pas du tout. Elle est beaucoup trop puissante tout de suite, sans laisser de place à une progression et évolution…

   Et les autres personnages ? Keefe devient de plus en plus intéressant au point d’en devenir le seul personnage digne d’intérêt, même s’il n’apporte aucune surprise. Il a ses passages touchants vraiment pas mal du tout. Sophie demeure cette Mary Sue parfaitement lassante, qui s’évanouie à tout va, est la seule à avoir des plans pour sortir tout le monde du guêpier, et parvient à décrypter les émotions des autres sans être Empathe… Elle va même jusqu’à poser les questions directement aux autres, sans aucune subtilité, alors qu’elle est censée mener une enquête discrètement… Et elle réussit ! (…) Fitz est toujours aussi lisse et quasi transparent. Biana est une toile de fond qui tente de percer par une ou deux actions sympathiques, mais qui retombe dans l’anonymat de suite après. Dex n’a pas plus de poids, et devient juste le petit « geek » qui n’a d’intérêt qu’à travers les gadgets qu’il construit… Les adultes sont toujours aussi stupides et inactifs, les conseillers étant le parfait reflet de l’indécision et la débilité…

   Les enfants s’enfuient au début du tome, mais trouvent quand même le moyen de négocier leur condamnation auprès de ces politiques pour un acte hautement illégal. Comment sont-ils alors punis ? Le bannissement… Ce n’était pas déjà le cas ? A priori non… Et cet exil censé être un point de non retour ne change absolument rien, le conseil a même l’air d’être encore plus aux petits soins pour Sophie et sa bande… Car oui, les conseillers avaient le rôle de méchants jusqu’à mettre en place une stratégie de haut vol (la seule depuis le début) quand ils les capturent dans la prison… Et juste après, ils redeviennent ces adultes laxistes et bêtes qu’on a appris à connaître, et ré-acceptent toute la petite bande comme si de rien n’était… Par exemple, Sophie a juste à parler pour que « l’horrible » école des bannis devienne un véritable lieu d’apprentissage pour enfants… Je n’approfondirais pas plus, mais il n’y a aucune crédibilité dans ce livre.

   L’histoire n’avance pas, elle semble même revenir en arrière avec le retour à Foxfire… Je n’y crois plus, m’ennuie, me lasse… Les quelques éléments vraiment biens ne sont pas suffisants pour apporter ce petit « plus ». Comme par exemple la famille des Heks qui est également une bouffée d’air frais : en faire des personnages plus binaires (ENFIN) était presque un soulagement à la lecture. Ce sont également les seuls adultes à avoir un raisonnement logique par rapport aux enfants ! Car même Bronte, qui avait ce rôle auparavant, a fini par changer de caractère dans un virage à 180° inexpliqué (encore)…

   Les gnomes ont tout de même été la belle surprise du livre. Non seulement avoir un presque héro de cette espèce (Calla) était très agréable, mais en plus elle critiquait la race des elfes, ce qui était plus que bienvenu. L’histoire des panaciers était vraiment sympa, même touchante. J’ai vraiment beaucoup aimé. Malgré tout, il y a de bonnes idées dans cette histoire ! Même si cela demeure classique et « déjà vu », la recette marche toujours.

   Tout comme l’est la « trahison » à la fin. Bon, c’est clairement visible depuis le début, on le voit venir gros comme un immeuble de mille étages… Et jamais, pas un seul instant on doute. Même le récit s’emploie à nous dire « oui, il est parti, mais il reste un grand gentil« . Je sauterais au plafond de bonheur si jamais ce grand gentil que j’aime tant devient un VRAI méchant, histoire d’être contredite. Mais soyons francs, vous y croyez ? C’est à se demander ce que l’auteur veut nous faire croire… J’ai l’impression d’entendre « il a trahi. Mais c’est un gentil. Mais il est quand même parti. Mais il veut les protéger. Mais il est dans le clan adverse. Mais il a un plan pour les gentils. Etc. » Comme si on voulait instaurer une traîtrise tout en voulant rassurer les lecteurs. N’est-ce pas contre productif ?… Cela donne des passages mignons, mais sans fond… Et au vu des soit disant « révélations » qui jonche le récit depuis le début, le doute n’est pas vraiment au rendez-vous…

   Je pense à l’identité « secrète » de Forkle… Sérieusement ? Dès qu’on voit apparaître pour la première fois un certain personnage, il balance la phrase clef de Forkle ! Ce sont même ses premiers mots… D’ailleurs, ce personnage de l’ombre pendant trois volumes, change de caractère dans celui-ci… L’histoire de son nom est très représentative : il devient ridicule. « Loki » ?! Sincèrement ? Je n’ai plus aucun respect pour cet homme… Est-ce vraiment le genre d’informations qu’on aimerait entendre à propos de cette éminence grise ?… Pas pour moi en tout cas, car cela ne fonctionne que si le personnage avait un côté loufoque dès le début. Or, c’est loin d’être le cas…

   Le palmarès de l’illogisme revient tout de même à l’acte final du livre… D’accord, il est tout de même important de signaler que certains coups de théâtre sont tout de même pas mal du tout. Le « coffret » censé contenir le « remède » est une très bonne idée qui permet de rebondir sur les panaciers. J’ai vraiment adoré ! C’était très bien joué et construit ! Si seulement nous n’avions pas eu le spectacle des pouvoirs surnaturels de l’Hydrokinésiste (Linh)… C’est beaucoup beaucoup trop ! Vas-y que je te déclenche un raz de marée avec une rivière pour détruire l’entrée d’une ville ennemie (et la guerre n’est toujours pas déclarée avec les ogres ?! Il leur faut quoi de plus ?!!). Mais ce qui m’a fait éclater de rire, c’est que cette immense inondation entraîne volontairement les héros dans une fuite épiquement irréaliste : ILS NAGENT ! Ils arrivent à NAGER, à sortir la tête de l’eau, à parler, à prévoir des actions pour s’en sortir, à esquiver d’énormes débris de pont (Sophie donne même un « coup de pied » à l’un d’eux, HAHAHAHAHA)… Je rappelle que c’est un TSUNAMI capable d’ARRACHER un pont et de DÉTRUIRE une porte monumentale !!! A côté, l’incendie rasant une capitale entière en ne laissant qu’un seul mort à pleurer devient parfaitement logique.


   Les climax de cette histoire sont tellement aberrants qu’ils sont très loin de couper le souffle…  L’intrigue repose sur des informations sans subtilité que l’auteur tente de noyer au milieu d’éléments inutiles. Ou encore sur le silence de personnages qui savent beaucoup de choses mais te disent clairement qu’ils n’en parleront pas… Stratégie beaucoup trop utilisée à mon goût… Lassant. Frustrant. Tout est trop facile, sans logique ni crédibilité, absolument pas réfléchi… Pourquoi quand on connait le plaisir d’imaginer, d’inventer, d’aller toujours plus loin pour construire un récit riche et solide ?! Ca me dépasse…

   Si c’est toujours pour répéter la même chose, je ne ferais plus de critique sur cette série. Le tome 5 me le dira, mais pour le moment je n’y vois plus d’utilité. Il n’y a rien à apprendre. Les erreurs sont les mêmes, l’auteur ne cherche même pas à progresser, préférant écrire sans réfléchir un minimum. Et c’est tellement dommage quand on sait que l’histoire pourrait être vraiment bien avec une bonne forme ! Il y a de belles idées, mais elles sont ensevelies sous un tas de débris… Dommage ! Dommage ! Dommage !….

   Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ?   cropped-marque-copie.png

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2 réflexions au sujet de “Gardiens des Cités Perdues – tome 4”

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