La Passe-miroir

La Passe-miroir – tome 1

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Commentaire Livre Addict : « Un livre tout en finesse, d’une lenteur amoureuse, jonglant dangereusement avec la patience du lecteur et l’installation du récit sans jamais faire un faux pas. Une écriture singulière et rafraîchissante qui nous prend la main pour découvrir un univers riche et subtil. Un petit bijou plein de merveilles qui m’a donné soif plus que rassasiée, et pourtant que de bonheur. Lent mais beau et poétique »

   Une pure merveille. Un bijou superbe. Une magie rarement égalée. Une virtuosité bluffante. J’ai profondément aimé ce livre. A un point où il fait parti de ma petite catégorie « diamant étincelant » dans ma tête. Il m’a fait rêvé, voyagé, m’a bluffé, surprise, émue, transportée… Magnifique ! Je n’ai pas d’autres mots ! Ce livre est splendide ! D’une poésie romanesque touchante ! J’en parle partout autour de moi, je dis « lisez ce livre !!! ». Comment être déçu par pareille merveille ? Je ne trouve aucun défaut… Et pourtant, je n’étais pas forcément partie du bon pied avec ce livre. On me l’a offert, et je déteste lire un livre si je n’en ai pas envie. Mais mes réticences ont été rapidement balayées. Je remercie vivement la personne qui m’a donné ce petit diamant si finement taillé, car il y avait peu de chance que je le lise un jour.

   Attention, je lance cette critique car je vais attaquer le tome 3, mais je n’écrivais pas de chroniques au moment où j’ai lu les tomes 1 et 2… Du coup je vais tenter de tout faire de mémoire. Ça ne va pas être facile, et j’ai tellement adoré que je ne vais pas du tout être objective ! Vous êtes prévenus !!!


   Pourquoi le considérer comme Jeunesse ? Il peut être lu par tellement de gens, de tous âges, tous horizons… Je ne vois pas en quoi ce livre ne s’adresserait qu’aux jeunes… Ça me dépasse… Mais puisqu’il faut le considérer comme tel, alors ce livre transcende son genre, montre qu’on peut fournir une qualité exceptionnelle dans cette catégorie qui s’endort lentement sur beaucoup de médiocre. J’ai lu très peu de Jeunesse d’un tel niveau. C’est même suffisamment rare pour être noté et souligné ! C’est pour des bijoux d’une telle facture que je continus de lire.

   Certains l’ont qualifié de « lent », mais justement ! Je parlerais alors de « lenteur amoureuse », sans aucun ennui. Une véritable poésie dans un style roman. On s’émerveille à chaque ligne. Tout est posé, noté, décris, admiré, mentionné… A travers la plume magique d’un auteur savant qui ne s’abaisse pas à retranscrire tout ce qui lui passe par la tête, mais construit et réfléchi pour le meilleur. La moindre expression surprend, une petite image par-ci par-là pour le plaisir des yeux. La construction des phrases et des métaphores surtout : on sent que l’auteur ne s’est pas contenté de la première expression venue. Les mots utilisés imagent parfaitement, collent à l’ambiance, et sont parfaitement dosés. Ce livre m’a parlé. J’ai été profondément émue. Tout y est fluide, et pourtant si travaillé. L’histoire est complexe, mais on comprend tout. On est surpris tout en se disant « mais oui bien sûr ». J’enrage de ne pouvoir atteindre un tel niveau, une telle classe. Car oui, je trouve ce livre très classe. A la fois mignon, magique, classe, doux, amoureux… Et lent, oui. Mais c’est tellement bon !


   Mais parlons-en donc, de cette histoire : une jeune fille mal à l’aise dans son monde, mais trouvant tout de même un petit recoin pour se faire son nid, est finalement propulsée sur un autre continent, hostile et dangereux, pour y épouser un inconnu tout aussi inamical. Loin de tous repères, elle doit réapprendre à vivre pour ne pas mourir. Dans un univers où chaque île volante (les Arches) abrite un dieu vivant (l’esprit de Famille) gigantesque désintéressé, dont le peuple se trouve être la descendance de celui-ci, tous ces mondes ayant très peu de contacts entre eux… Et chaque peuple possède ses propres pouvoirs répartis en différents catégories chacun… Vaste programme. La timide Ophélie a beaucoup de mal à se faire une place au milieu de géants, d’exubérants, d’agressifs ou de mondains, où il y a de quoi se méfier même des rares amis qu’elle pourrait avoir. Et puisque les mariages inter-Arches sont si rares, elle comprend très vite qu’il y a une raison profonde pour laquelle un inconnu l’a demandé elle, en mariage. Mais personne ne semble vouloir le lui dire, et cherche même à la cacher aux yeux de tous. Cette introvertie apprend à s’affirmer et même à se connaître, tout en découvrant les faces cachées de ceux qui l’entourent. Car personne, là-bas, ne semble être ce qu’ils sont réellement.

   L’univers est d’une grande richesse. Original. Unique. Oui, il y a des inspirations : on connait bien le principe des cités volantes, par exemple. Qui ne connait pas Laputa par exemple ? (Mais bon, c’est le premier exemple qui me vient à l’esprit puisque j’ai fait des études d’animation… Il y en a bien d’autres). Cependant, la façon dont tout ceci est traité contrecarre les quelques rageux (comme moi, parfois) en leur coupant l’herbe sous le pied. Résumer l’univers par cette fameuse cité volante serait réducteur puisqu’on oubli très vite qu’elle vole dans le ciel… En fait, il faut imaginer le monde comme des continents / îles volants (les Arches) dans un ciel / univers (notre planète qui a explosé lors du « Déchirement ») uniquement reliées par des dirigeables. Et sur l’une d’elle, une Arche nommée « Pôle », glaciale venteuse et blanche de neige, avec des animaux géants. Sur ce bout de terre neigeux en orbite autour des autres, se trouve une cité / capitale volante (la « Citacielle »), peuplée par la noblesse et la presque totalité des âmes vivantes. Là-dessus, se passe 80% du livre. Et j’aurais bien du mal à vous le décrire, je pourrais y passer quelques milles mots supplémentaires tant il y a de détails à mentionner. J’y retrouve beaucoup de Miyazaki dans cet imaginaire décadent : « Le Château dans le Ciel », « Princesse Mononoke », « Chihiro », « Le Château Ambulant », et j’en passe. Et pourtant, ce monde ne lui ressemble pas non plus… Cette ville volante est si riche que le livre entier pourrait en être une description. Le moindre détail démontre une imagination débordante, remplie de ces petits éléments anodins qui forgent l’ambiance et l’imaginaire des lieux. Et c’est sans doute une des nombreuses raisons pour lesquelles on le juge si lent. Mais comment le reprocher ? Quand je découvre un univers si complet et détaillé, j’ai envie d’en demander plus et toujours plus !

   Chaque lieu est imprégné des gens qui le peuplent. Leurs caractères, leurs motivations, leurs façons de vivre, leurs cultures… Mais aussi de ces gadgets décalés, leur technologie incroyable, leur utilité et la façon dont ils sont implantés et pourquoi. Le paysage n’est qu’un élément parmi tant d’autres pour pouvoir respirer l’endroit. C’est pourtant le défaut de beaucoup d’auteurs qui pensent que décrire un peu mais pas trop suffit à situer et imaginer. Dabos nous prouve le contraire avec beaucoup de classe, de doigté et de modestie. Il y a toujours ce qu’il faut au bon endroit au bon moment. Comment ne pas être subjugué par les moindres recoins de la Citacielle ? Un vaisseau délabré, infesté d’araignées, vétuste et limite insalubre, pourtant rendu merveilleux par la famille des illusionistes. Ces gens dont le pouvoir familial consiste à projeter des illusions durables très réalistes, créant ainsi des faux ciels, des faux arbres, de faux oiseaux, de fausses températures, une fausse météo, etc. dans un espace pourtant limité. Cela montre bien la mentalité des habitants, préférant le confort immédiat que de prendre réellement soin du lieu où ils vivent. Plusieurs fois, nous les voyons peaufiner leurs illusions comme des peintres, un tableau. Et chaque famille possède un autre pouvoir étonnant, pourtant toujours lié à un seul et même ancêtre (l’esprit de famille Farouk), chacun trouvant ainsi sa place dans la société et son utilité, les individus réussissant plus ou moins à s’intégrer. Une construction visuelle, politique, sociétale, caractérielle… Tous les ingrédients sont là pour créer ce monde, et tout est un indice pour comprendre son fonctionnement et sa mentalité.

   Nous évoluons avec le personnage principal, ce qui permet de découvrir en même temps que lui. Oui, c’est une facilité scénaristique pour que chaque élément soit noté avec toute l’émotion qu’il doit suggérer sans que cela ne paraisse inadapté. Et heureusement, car il y a tellement à voir ! Au début, cependant, nous retrouvons l’héroïne chez elle, dans un univers qui semble très steampunk (du moins l’ai-je ressenti ainsi), agréable mignon et chaleureux : l’Arche Anima. Un contraste nécessaire pour le ressenti une fois arrivé sur le continent du Pôle où tout semble froid, faux, malaisant… J’ai eu l’impression de revenir à la Renaissance, avec une cours, des nobles, des intrigues, des modes burlesques, des vices, etc. Comme une régression. La cours du Roi Soleil après les faubourgs de la Belle Epoque. Il s’agit d’époques et d’ambiances tellement différentes et chargées de symboles qu’elles parleraient presque d’elles-mêmes si l’auteur n’y avait pas en plus rajouté sa patte avec des mots bien choisis et des informations changeant ou agrémentant plus encore la vision de ce décor si riche. J’en avais plein les yeux et des étoiles scintillants partout !


   Le cerveau fonctionnant à mille allure pour imaginer tout un univers qui se dévoile, complexe et magnifique à la fois, j’ai envie de hurler : BIN OUI ! EVIDEMMENT QUE C’EST LONG A S’INSTALLER ! Les longueurs sont, à mon goût, parfaites. Je reproche TELLEMENT aux auteurs de ne pas prendre le temps de mettre de la profondeur, de ne penser qu’en surface, de montrer un avant-goût d’un monde qui pourrait être si merveilleux et riche à la fois ! Et à chaque fois je n’ai que regret et amertume. Là, je le vois, il s’installe, il se dévoile, si brillant et complet que j’en demande encore et encore ! Et je rage, je rage : je veux pouvoir créer une chose si merveilleuse moi aussi ! Ces longueurs permettent de poser le récit et d’avancer tout doucement, tranquillement, de dévoiler l’univers en profondeur… C’est magique ! Un exemple à suivre ! Je me suis totalement laissée porter par la magie des mots. A force de le dire, vous en doutiez encore ? Moi, je ronronne de plaisir. Je m’emmitoufle dans un plaid en fourrure, un verre de vin chaud à la main et mon chat dodu sur les genoux. Le monde n’existe plus pour moi, ce serait encore mieux si je pouvais avoir un kigurumi bien velu. N’importe lequel.

   L’histoire avance très lentement à un point où elle est à peine ébauchée dans ce premier tome qui n’est qu’une introduction. Et même si je ne l’ai pas un instant ressenti, je ne peux pas nier ce fait. Mais je ne peux que crier « ne vous arrêtez surtout pas à ça si jamais vous en avez la sensation ! ». Car c’est de cette façon qu’on découvre certes l’univers, mais aussi les personnages. Ils deviennent logiques et profonds. On a le temps de s’attacher à eux, de découvrir leurs différentes facettes. Et pour le coup, elles sont multiples ! Les personnages sont très riches ! Tout doucement, petit à petit, on apprend à découvrir Ophélie, l’héroïne, et Thorn son fiancé. Tout en délicatesse, sans forcer. La première, petite et renfermée, pleine de bonté et de naturel mais préférant se taire plutôt que s’engager sur le terrain glissant des relations sociales. En lisant ce qu’elle pense, comment ne pas l’aimer ? Mais nous avons le temps d’imaginer ce que doivent penser les autres d’elle, n’ayant aucun accès à son esprit, et alors on voit un être presque sombre, timide et murmurant, un peu bizarre et plutôt banal. TROP MIGNONNE !!! Puis vient le taciturne fiancé qui ne parle pas plus, agressif, imposant, acerbe, et… finalement si peu présent dans le premier tome qu’il devient presque un fantôme blanc, hantant le récit par son absence. Il n’en devient que plus mystérieux. On sait qu’Ophélie et lui sont les personnages principaux, mais pourtant il demeure une ombre, comme il l’est finalement pour l’héroïne. Presque une menace. On apprend plutôt qui sont les membres de sa famille d’Anima, la tante de Thorn (Berenilde) et la population hostile du Pôle. Et ces derniers, on les déteste avant de les aimer. On les respecte avant de les trouver gamins. Manipulateurs et manipulés. Il y en a de tous les goûts, tous les horizons. Berenilde, la belle et courtoise « duchesse », distinguée et amicale, et pourtant agressive et dangereuse, qui aime profondément son neveu Thorn. La tante d’Ophélie, Roseline, sévère et revêche, qui ne s’intéresse qu’au papier qu’elle répare avec son pouvoir d’un simple frottement de main, qui démontre pourtant au fil des pages une bonté toute maternelle et une simplicité rustre et comique qui prend au cœur. Le loufoque Archibald, ambassadeur vivant au Clairdelune, Don Juan magnifique aux allures de clochard, prenant plaisir en se distinguant par son aspect négligé au milieu de cette population extravagante et guindée, un sourire un peu fou toujours aux lèvres en digne chat du Cheshire mêlé au chapelier fou (c’est mon personnage préféré). La vieille Hildegarde, l’étrangère que personne n’aime mais qui est trop utile pour qu’on la chasse, ressentant un malin plaisir aux provocations outrancières, et prenant sous son aile tous les laissés pour compte, comme une grand-mère acariâtre profondément aimée de ses centaines d’enfants. Le Chevalier, cet enfant orphelin adorable comme un ange, mais pourtant si noir à l’intérieur avec toute l’innocence de son jeune âge, se révélant finalement être le plus dangereux de tous. Et après avoir découvert les nobles, quoi de mieux que d’apprendre à connaître l’envers du décor ? Une bonne partie du livre, nous plongeons dans l’univers sombre de la domesticité, les sans-pouvoir, avec ces personnages tout aussi hauts en couleurs, avec leur fonctionnement, leur caractère et leurs motivations. La mystérieuse Gaëlle, aussi rustre qu’un gavroche sous des allures de mécano qu’elle est belle et féminine par ses formes et son regard de braise. Et ce très cher Renard, le rouquin social et amical qui ne perd toutefois pas le nord en demandant un paiement pour ses marques d’amitiés. Un véritable déluge de personnages et de personnalités extravagantes, sensibles et pourtant subtiles.

   Et les dieux ! Mon dieu ! (haha) On se délecte de noms tels que celui d’Artémis, l’esprit de Famille d’Anima. Pas besoin de plus pour donner une dimension aux personnages. Mais la grande novation, c’est qu’on les voit, on dialogue avec eux. Un peu comme un rêve éveillé. Pas une seule fois ils sont appelés « Dieux », et pourtant leur nom nous prouve le contraire, pauvres lecteurs que nous sommes. Nos dieux seraient donc de simples ancêtres immortels pour eux, de quoi donner une autre dimension à cet univers ! Des représentations tout ce qu’il y a de plus humains, respectés et charismatiques, gouvernant ou se désintéressant de leur monde au gré de leurs envies, et pourtant si distants et antipathiques… comme d’immenses ombres tangibles qu’on redoute tout en ne pouvant pas vivre sans. Prendre ainsi des noms connus de tous pour en faire des personnages à part entière de son histoire, d’une façon tellement distante et pourtant bien présente… J’ai trouvé ça génial ! J’ai envie d’en voir plus, de connaître d’autres cités, d’autres époques, d’autres us et coutumes, d’autres esprits de Famille ! Hélas, nous n’en connaissons que deux : Artémis sur Anima, et Farouk sur le Pôle. « Farouk » ? Je ne connais pas ce dieu-là… Effectivement, c’est le grand problème qui, je l’espère, aura une réponse (en fait je le sais déjà puisque j’ai déjà lu le tome deux en écrivant cette critique, et je dois me faire violence pour pas en dire plus… Mais bon…).

   En fait, en lisant ce livre j’avais l’impression d’entrer dans la tête de l’auteur, fourmillante d’idées toutes plus extraordinaires les unes que les autres, ayant du mal à les trier et les mettre en place mais y parvenant malgré tout de façon logique sans perdre une miette de ce « wow » perpétuel. J’étais tellement enthousiaste, tout du long ! Entre les mondes, les dieux, les ambiances, les pouvoirs différents… Vous n’avez pas adoré le fait qu’Ophélie passe à travers tous les miroirs qui passent ? Qu’elle use et abuse de ce pouvoir pour des raisons vitales comme futiles ? Qu’elle soit maladroite à cause de son « accident de miroir » lors de son premier « passage » ? Tellement mignon ! Cette écharpe comme un animal de compagnie fusionnel avec sa créatrice, si attachant et adorable qu’on meurt d’envie d’en avoir une également ! Et les lunettes changeants de couleurs suivant l’émotion d’Ophélie ! Et ce pouvoir de « liseuse » (lire le passé d’un objet) qui semble si puissant et pourtant un fardeau l’obligeant à porter un type de gant bien précis pour ne pas lire à tort et à travers et devenir folle. Devenant le propriétaire de l’objet et ressentant ses émotions, pouvant remonter loin dans le temps… Respecter la fameuse déontologie de cette profession (ne lire l’objet qu’avec l’accord du propriétaire), oui, cela semble logique. Mais je ne peux m’empêcher de penser que cela doit être épuisant… Et puis les « griffes » des « dragons » ! Les illusions ! La réparation du papier ! Les objets bougeant tous seuls ! etc. Dès que nous nous trouvons sur Anima, j’aime passionnément cette façon dont tous les objets prennent vie et sont même décris comme des êtres vivants, avec des mots parfaitement choisis.


   Oui, je ronronne. Tout est extrêmement riche dans ce livre ! L’univers, les personnages, l’écriture… Alors oui, il y a des longueurs. Mais je ne couperais rien, pour rien au monde ! Et finalement, ce premier livre peut être résumé en un mot : installation. Et après tout, que sont les premiers tomes des saga sinon des préparations à un monde plus vaste à approfondir ? Non, il n’y a pas de début et de fin là-dedans. Et alors ? C’est génial !!! C’est aller à l’encontre de toutes les idées reçues sur la construction d’un livre ! Tout le monde me dit qu’il faut un début et une fin, même dans le premier tome d’une saga, et un petit avant goût de la suite pour donner envie aux lecteurs de continuer. Ce livre prouve que ce n’est pas une obligation ! Une petite entorse à cette règle qui est loin de me déplaire. J’aime quand on va à l’encontre de la base, qu’on plonge dans l’illégalité du « normal » uniquement pour prouver que tout est possible. « Les règles sont faites pour être transgressée » ET BIEN OUI ! La preuve : tant de gens ont adoré ! Que demander de plus ? Que faut-il de plus pour prouver que ça marche ? Et rien que pour ça, j’ai envie de faire la danse de la pluie.

   Je ne parviens même pas à dissocier écriture, personnages et univers tant ils sont imbriqués les uns aux autres, mélangeant un peu toute la chronologie du livre pour tenter de décrypter ce qui me plait tant. Mais prenez tous ces éléments et mettez-les en place dans un récit, vous comprendrez pourquoi on pourrait trouver quelques longueurs. Et pourtant… Il est vrai que si on ne prend que l’action et l’avancée scénaristique, ce premier tome n’apporte pas beaucoup d’éléments. Et pourtant… Nous avons trop l’habitude que tout aille vite et qu’on nous dise beaucoup de choses d’un coup. On veut que tout avance, tout le temps, qu’il y ait du dynamisme, comme un blockbuster. Notre génération a grandi dans cette vitesse, cette suppression du superflu, ces climax incessants… Ne peut-on pas apprécier un peu de langueur magique ? Oui, j’essaie de justifier. Oui, ces reproches de lenteurs m’ont presque blessés tant ce roman m’a pris aux tripes… Je les comprend tout de même. Mais j’ai envie de défendre. Je ne suis pas du tout objective, je le reconnais. J’ai tant aimé cette ambiance magique.

   Après cette première critique extrêmement positive de ce blog, je crois que je vais arrêter là. J’aime tellement que je ne trouve aucun défaut. Pourtant il doit bien y en avoir, rien n’est parfait, ce serait trop ennuyeux. Mais d’ailleurs, c’est peut-être ces défauts-là qui me font tant aimer ?

   Et vous ? Qu’en avez-vous pensé ?

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